Par R. Bourdeix, 15 Novembre 2019.
En revanche, l'originalité de la classification Wallisienne est que le Chef du village de Vaitupu nous a indiqué que des noix mâles et femelles pouvaient être récoltées sur le même cocotier. Il ne s'agirait alors pas dans ce cas d'une caractéristique variétale du cocotier mère, mais d'un critère en rapport, peut être, avec la nature du pollen qui a fécondé la noix. Il arrive que les noix soient plus grosses quand l'arbre ne s'autoféconde pas, lorsque que le pollen vient d'un autre cocotier. Peut être que cette méthode est une façon de reconnaître certaines noix hybrides avant qu'elles ne germent.
Sur l'île de Wallis, le Chef du village de Vaitupu nous a appris qu'il existait une classification des semences en femelles et mâle, basée sur la forme du fruit. Cette classification femelle/mâle ne correspond pas à la «vision botanique» des scientifiques. Ces derniers considèrent que les cocotiers à la fois mâle et femelles. Néanmoins, la méthode traditionnelle semblent efficace et utile dans le sens où elle permet aux agriculteurs et jardiniers Polynésiens de sélectionner meilleurs cocotiers.
La classification Wallisienne est liée à la forme de la partie distale de la bourre du fruit. Si cette extrémité est pointée avec un petit mamelon, les Polynésiens classeront le fruit dans la catégorie «mâle». Si les 3 protubérances se terminent par une concavité, le fruit sera appelé «femelle». Trois informateurs de différentes îles ont expliqué qu'il est beaucoup plus facile de retirer la bourre de ces fruits «femelles» plutôt que des fruits «mâles».
Une classification similaire existe en Polynésie Française. Pendant les festivals traditionnels polynésiens, des compétitions sont organisée sur la rapidité de débourrage des noix. À Aratika, nous avons rencontré un gagnant de ces compétitions. Il nous a dit qu'il avait gagné parce qu'il avait été en mesure de sélectionner les noix «femelles» dans le tas des fruits disponibles pour les participants. Il nous a également dit que la règle de ces compétitions avait été récemment modifiée. De nos jours, les participants ne choisissent plus les fruits pour enlever la bourre. Chacun d’entre eux reçoit un lot séparé de noix choisies au hasard.
Une classification similaire existe en Polynésie Française. Pendant les festivals traditionnels polynésiens, des compétitions sont organisée sur la rapidité de débourrage des noix. À Aratika, nous avons rencontré un gagnant de ces compétitions. Il nous a dit qu'il avait gagné parce qu'il avait été en mesure de sélectionner les noix «femelles» dans le tas des fruits disponibles pour les participants. Il nous a également dit que la règle de ces compétitions avait été récemment modifiée. De nos jours, les participants ne choisissent plus les fruits pour enlever la bourre. Chacun d’entre eux reçoit un lot séparé de noix choisies au hasard.
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Figure 1 Classification femelle/mâle des noix,
selon la forme de la partie distale de la bourre du fruit.
À gauche: femelle; à droite: mâle.
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Cette étude préliminaire et ses suppositions devraient être complétée par des expériences scientifiques en pépinière et des analyses ADN qui seules permettront de quantifier précisément l'efficacité de ce critère de sélection. L'engagement des institutions et la mise à disposition de budgets adaptés serait nécessaires pour mener ces études supplémentaires.
En Polynésie Française, il existe d'autres méthodes traditionnelles de classification des cocotiers en mâles et femelles.
