Note: sujet à transférer au moins partiellement sur un autre site
Extrait de :
Titre : Dictionnaire de géographie sacrée et ecclésiastique, contenant le dictionnaire géographique de la Bible par Barbié Du Bocage.... contenant en outre les tableaux suivants : tableau alphabétique de tous les lieux de la Terre Sainte... tableau synoptique de la France catholique en 1854, conversion des degrés en grades et des grades en degré. T. 2 / par M. Benoist,... et A. de Chesnel (t. 2) ; publ. par M. l'abbé Migne,...par M. l'abbé Riondey...
Auteurs :
• Matougues, Benoît. Auteur du texte
• Barbié Du Bocage, Alexandre-François (1798-1835). Auteur du texte
• Riondey, Abbé. Auteur du texte
• Chesnel, Adolphe de (1791-1862). Auteur du texte
Voir aussi :
Baudrillart, A. (1912). Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques, publié sous la direction de Alfred Baudrillart, Albert Vogt, et Urbain Rouziès, avec le concours d'un grand nombre de collaborateurs (Vol. 1). Letouzey et Ané.
Plantes de Tonga Tabou (île Tongatapu, royaume de Tonga).
Outre un grand nombre de cocotiers, il y a trois autres espèces de palmiers dont deux sont rares. L’un t'un est appelé biou il s'élève presque à la hauteur du cocotier. Il a de très larges feuilles disposées en forme d'éventail, et des grappes de noix globulaires de la grosseur d'une balle de pistolet ces noix croissent parmi les branches; elles portent une amande très dure qu'on mange quelquefois. Le second est une espèce de choux palmiste, distingue seulement du coco en ce qu'il est plus épais, et qu'il a des feuilles découpées. Il produit un chou de 5 ou pieds de long on voit, au sommet de ce chou, des feuilles" et au bas, un fruit qui est à peine de 2 pouces de longueur, qui ressemble a une noix de coco oblongue, et qui offre une amande insipide et tenace, que les naturels appellent niougola ou la noix de coco rouge, parce qu'eue prend une teinte rougeâtre lorsqu'elle est mûre.
La troisième espèce, qui se nomme ongo ongo, est beaucoup plus commune; on la trouve autour des faïtouka. Sa hauteur ordinaire est de 5 pieds; mais elle a quelquefois 8 pieds d'élévation elle présente une multitude de noix ovales et comprimées qui sont aussi grosses qu'une pomme de reinette, et qui croissent immédiatement sur le tronc, parmi les feuilles. L'île produit d'ailleurs une multitude de cannes à sucre excellentes dont les naturels prennent soin, des gourdes, des bambous, des souchets des Indes, et une espèce de figue de la grosseur d'une petite cerise appelée matte qu'on mange quelque fois.
Au reste, le catalogue des plantes qui croissent naturellement est trop nombreux pour t'insérer ici. Les quadrupèdes du pays se bornent à des cochons, à beaucoup de rats et à quelques chiens qui ne sont pas indigènes, niais qui viennent des couples qu'on y laissa en 1775, et de ceux que les naturels ont tirés de Ft~'i. Les volailles sont d'une grande taille et vivent dans i'état de domesticité.
Les naturels de Tonga ne diffèrent guère des Européens pour la taille les traits et la couleur ils sont un peu basanés, ce qu'on doit attribuer à la température très élevée du climat. Si les insulaires n'ont pas la stature élevée que leur accordent certaines relations de voyages, ils n'ont pas davantage la vigueur qu'on s'est plu à leur attribuer. Il en est peu qui n'aient quelques plaies existantes ou cicatrisées, et plus de !a moitié d'entre eux meurt poitrinaire. Outre leur mauvaise nourriture beaucoup d'autres raisons contribuent à cet état de faiblesse leurs excès en tous genres par exemple.
Pour le tombeau des rois ou des plus grands chefs, on va chercher des pierres colossales dans les îles lointaines, pour couronner le sépulcre. Le P. Jérôme Grange en a vu une qui avait vingt-quatre pieds de long sur huit de large et dix-huit pouces au moins d'épaisseur. L'un de ces tombeaux a été construit par les gens de Wallis, qui ont apporté des blocs énormes dans d'immenses pirogues. C'est prodigieux pour ces peuples.